lundi 19 décembre 2011

Relâche jusqu'au 16 janvier

Des événements hors de notre contrôle nous ont empêché de publier des billets dernièrement. Nous reprendrons du collier à compter du 16 janvier 2012.

JOYEUSES FÊTES À TOUS

Santé, bonheur et paix en 2012

lundi 31 octobre 2011

L’IDENTITÉ de la marque : les facteurs cachés

Plusieurs d’entre nous prennent souvent pour acquis qu’une fois que nous connaissons le fondateur, les origines, le nominal et le logo de la marque, nous pouvons fabriquer notre perception de ladite marque.

Pourtant, les facteurs mentionnés ci-haut, ne constituent qu’une partie du portrait de la marque. Au-delà du produit, il y a tout un univers. Et cet univers est déterminant pour la réussite de la marque.

Les facteurs cachés qui contribuent au succès

Commençons par les facteurs qui sont déterminés par le fondateur et/ou la direction. D’abord les valeurs sur lesquelles la marque s’appuie pour se développer. Vient ensuite la vision des dirigeants, là où la marque doit se rendre. Les idées, souvent à l’origine de la différenciation, s’ajoute le savoir-faire, tant mieux s’il est unique, les attitudes, les habitudes et les comportements de la marque dans son milieu, des catalyseurs de réputation.

L’âge, oui l’âge de la marque est intimement lié à sa maturité, sa reconnaissance et son succès. Mais avant d’atteindre son plein potentiel et de meilleures performances, la marque passe par l’âge tendre, l’âge ingrat et les premiers pas de l’âge adulte avant d’atteindre l’âge mûr. On y reviendra dans un autre billet car savoir situer l’âge de la marque peut s’avérer déterminant dans son développement.

Les autres facteurs, non moins importants, sont issus de l’activité de la marque au sein de sa catégorie. D’abord l’architecture des produits, les vaches à lait sont elles supportées d’étoiles ou de produits en croissance ? Le bois mort est-il marginal ? L’implantation de la marque est-elle locale, régionale, nationale, internationale ? Les politiques, les budgets et les standards de la marque témoignent de son envergure  et de son importance. Le profil de la clientèle définit le statut de la marque dans son marché, peu importe les conditions dudit marché. La garantie, le processus d’achats et le service-clientèle constituent souvent un arsenal négligé du point de vue stratégique pour se démarquer de la concurrence immédiate.

L’identité, le premier élément de la marque

Voilà trente repères qui contribuent à fabriquer l’identité d’une marque. Plus important que tout autre élément, l’identité est importante non pas seulement parce qu’elle vient naturellement en premier, mais aussi parce qu’elle constitue le plus fiable outil de différenciation. L’identité sera aussi, à travers les âges, l’élément fondamental par lequel on préfère la marque.

Ah tous ces produits sans identités ni marques, s’ils savaient ce qu’ils manquent !

vendredi 19 août 2011

On a vu Rouge pour RockDétente

Astral affiche son mécontentement et change l’identité de son Réseau RockDétente. Jadis une marque forte et très populaire, elle a été banalisée sous le vocable «  Rock matante » parce que peu supportée au cours de la dernière décennie. Astral a finalement décidé de procéder au rebranding de RockDétente.

En entrevue avec Marketing Québec, la Directrice des communications marketing chez Astral Madame Chloé Boissonneault, affirme que la stratégie de rebranding a été centrée sur l’évolution de la marque comme l’ont fait Pepsi, Old Spice et Nike.

Or, aucune de ces marques n’a changé son identité nominale ni ses repères pilliers pour déployer son évolution. Les actifs qui ont contribué à construire la valeur de ces marques n’ont pas été modifiés. Astral, en collaboration avec Bleublancrouge, ont choisi de créer une nouvelle marque plutôt que de faire évoluer RockDétente.

Cette stratégie de faire une nouvelle marque, qui sert bien les intérêts de l’agence soit dit en passant, ne rencontrera pas l’objectif de « devenir numéro 1 » tel que prétendu par le vice-président ventes et marketing monsieur Mario Cecchini.

Au lieu d’une « croissance exponentielle et d’une première place chez les 25-54 ans à Montréal », monsieur Cecchini, madame Boisssonneault et Bleublancrouge devront se contenter de très peu de croissance et de parts de marché décevantes pour la nouvelle radio Rouge.

En fait, Rouge va se développer au même rythme, excusez le calembour, que l’a fait jadis RockDétente dans sa première mouture bleu-rouge-blanc inspirée d’un habile tacticien monsieur Guy Banville, bien avant que l’on fasse évoluer le logo aux couleurs bleu-vert que l’on vient d’enterrer et qui a marqué le commencement du déclin de cette dernière.

Astral a vu Rouge pour le rebranding de sa radio. Astral doit s’attendre à être dans le rouge pour ses résultats à court et à moyen terme. Souhaitons que le Rouge, synonyme de la colère, ne dégénèrera pas trop en colère bleue comme disait un certain capitaine…


lundi 15 août 2011

Les marques les plus populaires de l'Amérique : la liste de Bloomberg Businessweek

Nous voici de retour et en pleine forme.

LA LISTE BLOOMBERG BUSINESSWEEK:

La liste ne comprend pas uniquement les marques qui se vendent bien mais aussi celles qui se vendent rapidement. On y trouve, en plus de certains leaders, d’autres dont les parts de marché augmentent le plus. De quoi en inspirer plus d’un !

Voici une sélection parmi les plus évocatrices:

Actrice: Sandra Bulllock
Athlète féminin: Serena Williams
Athlète masculin: Payton Manning
Bière: Bud Light
Liqueur douce: Coca-Cola
Boisson Sport: Gatorade
Auto Électrique: Nissan Leaf
Céréale en boîte:  Honey Nut Chereos
Chocolat:  M&M's
Cigarette: Marlboro
Café: Nescafé
Carte de crédit: Visa
Gomme: Orbit
Jeans: Levi's 501
Détergent: Tide
Couvert de magazine: Kate Middleton
Souris: Logitech
Album de musique: Adele
Quotidien: Wall Street Journal
Pâte alimentaire: Barilla
Rasoir: Gillette Venus
Chaîne de restaurants: Five Guys
Biscuit: Oreo
Croustille: Lay's Classic
Sport: NBA
...

mercredi 13 juillet 2011

TESCO lance une quatrième « marque à risques »

TESCO introduit une nouvelle marque alimentaire italienne, marquant le quatrième lancement dans sa ligne de « marques à risques » qui ne porte pas de références au détaillant.

La marque PARIOLI, une gamme italienne, dont la promesse est  "Par l'amore del buon cibo" comprend des pâtes, des sauces pour pâtes, des huiles d'olive et des tomates en conserve.

Le lancement suit l'introduction, le mois dernier, de la glace ChokaBlok et les gammes d'aliments haut de gamme pour animaux Lathams et Nutricat.  

La stratégie des « marques à risques », telles que décrites à l’interne, est distincte. TESCO essaye d'offrir quelque chose de différent aux consommateurs au lieu de produits « me too » dans des catégories identifiées par le détaillant.

Le plan à long terme pour ces marques consiste à devenir suffisamment fortes pour être vendues à l'extérieur de TESCO par des détaillants non-concurrents.

Une rumeur circule à l’effet qu’une gamme de produits d'hygiène féminine, sous le nom de marque Halo,  pourrait être le prochain lancement de TESCO. N’oublions pas que TESCO a réservé les noms de marque Caroussel pour la catégorie des jouets et Muse pour la confiserie.

jeudi 7 juillet 2011

LE MARKETING AU XXIe SIÈCLE ― Parfois il vaut la peine de revenir à l'essentiel.

Quelles sont les raisons pour lesquelles nous agissons comme nous le faisons ? Le marketing a pour mission de créer de la valeur à partir d’éléments immatériels. Les gens payent plus pour votre marque parce qu'ils estiment qu’elle comporte quelque chose de plus que le produit lui-même.

La notion de « valeur » est-elle trop logique ou abstraite pour vous ? Ouais, peut-être pour plusieurs d’entre vous, mais c'est le côté « intelligent voire astucieux » du marketing. Nous créons de la valeur pour la marque et peu de personnes n’en reconnaissent le côté précieux ! On pense que c'est agréable, intéressant, inspirant, captivant ou commun. Un autre mot plus descriptif est rémunérateur. Pourtant, les experts du marketing créent des expériences satisfaisantes qui encouragent les gens à payer plus pour un produit, une marque.

Dans quelques cas, ces expériences ou ces moyens consistent à rehausser la valeur qui est déjà là. Le marketing met donc en évidence, sous une loupe virtuelle, les éléments appropriés et différenciés du produit. Cela aide à concentrer l'attention des gens sur les bons aspects du produit et fournit un point de comparaison qui favorise la marque.

Dans d'autres cas, le marketing crée des expériences originales qui améliorent la perception de la valeur de la marque. Par exemple, la vidéo permet de faire de la publicité sous d’innombrables formes. En fournissant un contenu divertissant et amusant, nous « payons » les gens pour leur attention. Dans l'échange, nous arrivons à transmettre des idées positives et des perceptions qui s'associent à la marque. Une expérience agréable ajoute non seulement une appréciation de la part des gens, elle crée aussi un halo émotionnel non-conscient, qui prédisposera les gens à accorder leur faveur à la marque pour répondre à un besoin ou à un désir.

Certains soutiennent que ce type de marketing crée de la « fausse » valeur. On peut arguer que ce n’est pas vrai pourvu que les gens estiment que l'expérience prolongée de la marque leur est utile et, qu’ils sont enclins à payer pour cela. Alors dans ce cas, l'échange est juste et satisfaisant.

D’un autre côté, quand le marketing cherche à déformer fondamentalement ce qui est vendu, c’est là que la fausse valeur est créée. Au lieu de susciter l'attention et l’intérêt envers une caractéristique ou une fonction inhérente de la marque, ce type de marketing cherche à sur-revendiquer, prétendre ou déformer le produit. Ça peut marcher un certain temps, mais ça aboutit rarement à provoquer le rachat du produit ou la fidélité du client.

Finalement, le marketing est responsable de claironner le message de la marque, de faire en sorte que les gens puissent savoir ce qu’elle signifie, son sens. Si vous savez quels sont les aspects qui donnent de la valeur à la marque dans la perception des gens, la tâche est relativement simple. Si vous ne connaissez pas ce que les gens veulent ou attendent de votre marque, là ça devient difficile et extrêmement compliqué de réussir.

À vous de prendre la situation en mains, votre marque est trop importante pour être négligée.

lundi 27 juin 2011

L’Éditeur 24/7 Wall Street affirme : 10 marques vont disparaître en 2012

L’Éditeur 24/7 Wall Street a publié, la semaine dernière, une nouvelle liste des marques qui vont disparaître en 2012.

Des marques ayant survécues pendant des décennies chutent à un rythme alarmant depuis les dernières années. Citons en autres Pontiac fondée en 1926, le magazine House & Garden après 126 ans d’existence et tout récemment Blockbuster.

La liste de 24/7 Wall Street a été établie, cette année, à partir des critères suivants :  1) la baisse des ventes et des profits, 2) la société mère confirme que la marque cesse ses activités, ses opérations, 3) l’augmentation des coûts d’exploitation qui ne peuvent être absorbés par une augmentation des prix, 4) une société, et sa marque, qui est vendue, 5) la société qui dépose son bilan, fait faillite, 6) la société qui a perdue la majorité de ses clients, 7) des exploitations dont la part de marché s’effritte.

Les marques qui sont sur la liste de 24/7 Wall Street souffrent de l’un, de l’autre ou de plusieurs de ces sept problèmes et elles auront vraisemblablement disparues d’ici à 18 mois selon l’Éditeur.


SONY PICTURES ― Les revenus de SONY ont chuté de 15% au moment de la clôture de leur exercice financier terminé à la fin mars. Sony a perdu 3.1 milliards $ l’an dernier. Le seul actif détenant une certaine valeur est COLUMBIA. SONY ENTERTAINMENT va disparaître avec la vente de ses actifs.

A & W YUM ! BRANDS qui détient les restaurants A & W a mis la chaîne en vente en janvier dernier et aucun preneur n’a démontré quelconque intérêt à ce jour. La chaîne a été fondée en 1919. A & W souffre de sa petite taille si on la compare à celle de ses concurrents KFC, SUBWAY, McDONALD’S, BURGER KING et une demi-douzaine d’autres chaînes de restauration rapide.

SAAB ― La première voiture SAAB a été lancée en 1949. Le principal problème, récurrent depuis le début, se situe dans son positionnement de niche qui a été dominé par des concurrents majeurs comme FORD et CHEVROLET. SAAB n’a jamais construit de voitures économiques comme VW ni de voitures sports de luxe comme PORSCHE. Son faible volume de production, environ 50 000 véhicules, ne parvient pas à faire les frais de la marque la rendant ainsi financièrement non viable.

AMERICAN APPAREL ― Le détaillant s’est rapproché de la faillite au début de l’année et il n’y a aucune indication qu’il saura se redresser malgré l’obtention d’un récent financement qui lui accordé un certain répit. Le temps joue malheureusement en sa défaveur. La baisse des ventes, l’augmentation du coût des matières premières, la sous capitalisation, la solidité financière des ses principaux concurrents et les divers procès pour harcellement sexuel mettant en cause le fondateur Dov Charney, sont les principales causes de ce déclin.

SEARS ― La société mère de SEARS et KMART, SEARS HOLDINGS, est en très mauvaise position. La société mère a été créée en 2005 au moment de la fusion des deux chaînes. Mais les résultats d’exploitation ont été désastreux depuis ce temps-là.
La valeur des actions a baissée de 55% au cours des cinq dernières années. La seule solution qui peut être envisagée consiste à ne plus supporter deux marques, deux chaînes qui se font concurrence dans le même marché et qui se frottent aux géants WALMART et TARGET. KMART pourra survivre, mais les magasins SEARS devront fermer.

SONY ERICSSON ― La société a été créée par les deux marques en 2001 juste avant l’arrivée et l’essor des téléphones intelligents, aux côtés de NOKIA, SAMSUNG, LG et MOTOROLA. Les ventes de SONY ERICSSON ont été propulsées au début par des produits de SONY, le WALKMAN entre autres. Mais la R&D de nouveaux produits s’est faite lentement tandis que les concurrents APPLE et RIM prenaient les bouchées doubles et se démarquaient avec leurs innovations. Les ventes de SONY ERICSSON ont chuté de plus de 50% l’an dernier ce qui a provoqué le licenciement de milliers d’employés. Des rumeurs veulent que SONY reprenne la société en déclin pour la commercialiser en tandem avec ses consoles PS3 et ses portatifs VAIO.

KELLOGG’S CORN POPS ― Le marché des céréales en boîtes n’est plus ce qu’il a déjà été surtout depuis l’avènement de produits dits « santé ». Les céréales prêtes-à-manger Kellogg’s Corn Pops ont vu leurs ventes décliner de 18% au cours du dernier trimestre seulement. Les concurrents Cheerios, Frosted Flakes et les marques privées de céréales ont grugé les parts de marché de Kellogg’s Corn Pops au cours des dernières années provoquant ainsi une pression énorme sur la marge bénéficiaire de la marque. Le coût de plus en plus élevé des communications et du marketing et la liste d’ingrédients qui rebute les mamans qui veulent des aliments sains pour leurs enfants sont au cœur de la situation délicate de cette marque.

MYSPACE ― Jadis le plus important Réseau Social de la planète, MySpace est mort. Son enterrement aura lieu bientôt. Il a été supplanté par FACEBOOK en 2008 qui détient maintenant plus de 700 millions de membres dépassant récemment son rival YAHOO!. Il se peut que FACEBOOK ait fait preuve de plus d’innovations pour le partage d’informations personnelles en ligne, ce qui a plu davantage à la clientèle. Le propriétaire de MySpace, News Corporation, a annoncé son intention de vendre MySpace en février dernier. Aucune offre n’est parvenue à News Corporation mais une rumeur veut qu’un acheteur soit intéressé à débourser 100 millions $ pour le site web de MySpace. La marque, de son côté, ne vaut presque rien. L’acheteur est susceptible d’enterrer la marque MySpace en intégrant les membres à sa clientèle d’une autre marque. News Corporation a laissé entendre qu’elle mettrait un terme définitif aux activités de MySpace si elle ne trouvait pas un acheteur.

SOAP OPERA DIGEST ― Le futur de ce magazine a été malmené par de récentes  tendances. L’annulation de plusieurs téléromans (soap operas) par des diffuseurs qui les ont remplacés par des « talk shows » moins dispendieux à produire et qui comptent en plus leurs propres sites web où les fans peuvent se retrouver. Le lectorat du magazine est passé de 1.1 millions de lecteurs en 2000 à moins de 500 000 lecteurs en 2005, niveau qui s’est maintenu depuis ce temps. L’éditeur qui possède aussi d’autres magazines dans les secteurs de l’automobile, des camions et des motos, n’entend pas poursuivre son édition dans un secteur en fort déclin.

NOKIA ― NOKIA est morte. Les actionnaires sont en attente du thanatologue! Nokia a un seul actif, elle détient 25% des parts du marché du portable. L’an dernier, sa part était de 31%. La perception du déclin de Nokia est fortement ancrée dans le marché. La marque comporte néanmoins un certain attrait pour des marques en évolution et qui adoreraient mettre la main sur 25% du marché. HTC pour un, 4e au monde dans la catégorie des téléphones intelligents, a doublé ses ventes lors du dernier trimestre. MICROSOFT, partenaire de Nokia dans certains logiciels, pourrait se porter acquéreur, surtout qu’elle vient d’acheter SKYPE. SAMSUNG qui entrend devenir le numéro un mondial du portable en 2014 est un autre acheteur potentiel. Finalement LG, 3e au monde dans le portable, a les fonds pour faire l’achat. Reste à savoir si elle poursuivrait son entente avec MICROSOFT ou changerait-elle de plateforme en adoptant ANDROID OS pour les appareils Nokia ?

Voilà les prédictions. 24/7 Wall Street n’est toutefois pas à l’abri de l’erreur. Voici quelques prédictions qui ne se sont pas réalisées : KIA, BP, ZALE et NOTABLY qui font beaucoup mieux que ce qu’avait prévu jadis 24/7 Wall Street.

Comme quoi, tout le monde peut se tromper dans le merveilleux monde des prédictions.







jeudi 23 juin 2011

Où sont les marques chinoises ?

On peut avoir envie de croire qu’à peu près tout est fait en Chine. Alors comment se fait-il que les marques chinoises ne sont pas des noms très connus ici?

Les gens connaissent des marques coréennes (Samsung, Hyundai) et des marques japonaises (Playstation, Honda, Sanyo), mais pas une seule marque chinoise nous vient spontanément à l’esprit.

Haier, Le fabricant d'appareils électroniques et d’électroménagers est probablement la marque chinoise qui se rapproche le plus d’une marque internationale connue.

Haier a une filiale américaine et une installation industrielle aux États-Unis. Donc certains de ses produits proclament être « Made in the USA » ce qui a contribué à fausser la perception de quelques consommateurs par rapport à la société chinoise.

« Je pense que nous avons de bons employés, une bonne direction, nous avons de bons produits » dit Gerald Reeves, le directeur général de Haier. « Beaucoup de personnes ne se rendent pas même pas compte que c'est une société chinoise, la vérité mérite d’être connue. » Est-ce que ce manque de notoriété est une nouvelle stratégie de la part de la société chinoise ?

Haier investit dans la recherche et le développement mais « beaucoup d'analystes » blâment la Chine pour son « incapacité de se développer et d’innover face à ses problèmes profonds qui vont au-delà du développement de marques. » Un de ces problèmes, l’absence de protection légale.

« Si vous innovez, si vous êtes entrepreneur, vous allez créer et inventer des choses, vous avez besoin d'un système légal qui peut protéger votre invention » dit Paul French, qui a résidé en Chine pendant presque de 20 ans et qui travaille pour le cabinet conseil Access Asia à Shanghai.

« Le gouvernement Chinois devrait prendre la décision de créer un système légal indépendant pour faire respecter les droits des entrepreneurs et des innovateurs, il en a le pouvoir,» dit-il. « Et à l'heure actuelle, ce n'est pas ce qui se passe actuellement ici. » Paul French dresse aussi une liste des enjeux qui touchent la Chine – « les droits de propriété intellectuelle, la liberté de presse, l'environnement, des pensions pour les retraités – tout ceci devrait être mis en application pour aider la Chine à augmenter la présence de ses marques dans le monde entier. »

Shi Yigong, le doyen des sciences de la vie à l'Université Tsinghua à Beijing et un ancien professeur à l'Université de Princeton, dit que la culture va à l’encontre de l'innovation en Chine. Il s'en est rendu compte récemment quand il a lui-même demandé à ses enfants qui rentraient de l'école s'ils avaient « écouté leur professeur. »

« Pour quelqu'un qui a vécu aux États-Unis pendant 18-19 ans, qui a été influencé par la culture Occidentale, j’ai tout de même posé la question - avez-vous écouté vos professeurs ? » mentionne-t-il. «  En Chine, on nous dit d'écouter, on nous dit d'accepter. On nous dit de ne pas douter de l'autorité. Donc je pense que cette éducation est très difficile à supprimer, parce que cela fait partie de notre culture. »

La Chine doit accepter de changer si elle veut exporter ses marques.


lundi 20 juin 2011

Un logo n'est pas une marque


De nos jours des tas d'organisations souhaitent et demandent « une nouvelle marque. » Elles veulent dire « un nouveau nom, un icône, un nouveau regard ou un sens à leur nom… » Beaucoup de gens pensent que la marque commence et finit là - une fois que nous avons illuminé le nom, ils peuvent y coller leur signature de courrier électronique, le décliner sur leur site Web et, voilà, ils ont l’impression de détenir une nouvelle marque. Nombre d’exécutifs croient en cette notion. Elle n’est pourtant pas suffisante.

La marque est beaucoup plus qu'un nom ou un logo. La marque est tout et tout est marque.

La stratégie est marque. Si vous avez une marque grand public, votre marque est constituée de vos produits et de l'histoire de ces produits. Les chaises de cuisine Ikea ont tendance à tomber en morceaux après deux ans, cela fait partie de la marque Ikea. Si vous êtes une organisation humanitaire, votre marque se compose de vos aspirations et du progrès que vous faites pour les atteindre. En 1969 la NASA n'avait pas le meilleur logo mais elle avait une marque. Elle a aujourd’hui un plus beau logo - mais la marque ne signifie plus rien. Si vous ne savez pas où vous allez ou comment vous allez y arriver, cela compose votre marque. Peu importe quel nouveau nom fantaisiste ou chic vous aller inventer.

Votre action définit votre marque. Si Martin Luther King avait offert des grille-pain gratuits aux gens du peuple pour manifester à Washington, cela aurait été sa marque. Vos actions sont-elles courageuses et inspirantes ou de mauvais goût ? Est-ce qu'elles sont compatibles et en accord avec une certaine stratégie qui signifie quelque chose ? L'obtention de plus de « J’aime Facebook » n'est pas une stratégie. Si vous êtes une organisation reconnue, les choses que vous demandez à vos employés, vos partenaires et vos collaborateurs contribuent à fabriquer votre marque.

Votre service-clientèle caractérise votre marque. Si les clients qui communiquent avec votre organisation sont accaparés par une boîte vocale multi niveaux et ne comprennent pas s’ils devraient parler ou laisser un message à une quelconque personne sans être sûrs qu’il s’agit de la bonne, cela constitue votre marque. Vous dites alors que vous ne vous souciez pas vraiment de vos clients. Si votre employé à votre comptoir de service admire ses ongles et parle de son téléphone portable, il représente votre marque, peu importe s’il porte une des nouvelles casquettes ornée de votre logo, que vous avez payée ou non.

Ce que vous exprimez est votre marque. Si vous construisez un nouveau site Web et utilisez des textes périmés, vous n'avez pas de « nouvelle marque ». Si le contenu est impénétrable c'est votre marque. Si vous laissez le jargon de votre milieu, des acronymes et des abstractions complexes contaminer tout ce que vous dites, c'est votre marque. Si votre rapport annuel endort les lecteurs, c'est votre marque. S'il essaye d'être tout pour tout le monde et rien de spécifique, c'est votre marque.

Le message, le contenu que vous exprimez, est la partie centrale de votre marque, mais le message seul ne peut pas faire une grande marque. Combien de fois avez-vous rencontré un produit ou un service qui n'a pas été en accord ni en harmonie avec ce que les auteurs des textes vous ont exprimé ? Cette contradiction est votre marque.

Vos outils de communication expriment votre marque. La marque est composée de l’enseigne sur la porte qui dit, « de retour dans 10 minutes. » Votre marque c’est aussi le message standardisé sur votre système de boîte vocale avec en prime la musique en attente ou, votre propre programme personnalisé que vous avez créé pour votre organisation.

Le premier dit que vous êtes comme tous les autres et que vous êtes satisfait de cela, le deuxième dit que vous êtes original. Vous pouvez avoir une jolie bannière de braderie qui correspond à toutes les normes visuelles pour attirer l’attention, mais si elle s'affaisse ou fléchit et que vous l’avez accrochée avec du ruban adhésif de piètre qualité, c'est votre marque. Vous dites que vous ne prêtez pas attention aux détails. Pouvez-vous imaginer voir une bannière flasque affichée avec du ruban cache dans un magasin APPLE ? Jamais. Et c'est leur marque. On vous dit que la carte maîtresse installée dans le Mac ne s'accroche pas par un fil non plus.

À l'ère du numérique, l'interface est votre marque. Si le fonctionnement de votre site Web frustre les gens, il dit que vous ne vous souciez pas d'eux. Votre marque s'étend même à vos formulaires de bureau, aux contrats que vous émettez, vos manuels de RH. Repensez-vous vos outils traditionnels d'affaires ou utilisez-vous toujours les vieilles pièces  ? Le choix que vous faites en dit beaucoup sur l’esprit novateur de votre marque.

Vos employés font vivre votre marque. Vos employés, leurs attitudes, leurs comportements et leur expression représentent votre marque. Une bonne équipe commence par une bonne embauche, à laquelle on ajoute de la formation continue et le développement de leurs compétences. Peu importe comment vos employés adhèrent à votre style de marque ou ne se soucient pas du tout de leur travail et de votre image ni réputation, ils sont votre marque.

Vos installations sont le reflet de votre marque. Votre équipe travaille-t-elle dans l'obscurité ou sous un éclairage performant ? L'endroit est-il propre, non encombré ? Est-il compatible avec vos signaux visuels ? Semble-t-il vivant ? Votre environnement reflète votre marque.

Votre marque est aussi un logo et des images. Une marque forte mérite un super logo, du grand graphisme et des images léchées. Il peut faire la différence quand le client choisit entre deux grandes marques. Mais à eux seuls, ces signes ne peuvent pas faire votre marque.

En fin de compte, votre marque est composée de l’engagement et de l’effort que vous déployez à chaque niveau et dans chaque détail, dans des grandes choses comme la mission et la vision, vos employés et collaborateurs, vos clients, et chaque interaction que quelqu'un va avoir avec vous, peu importe sa taille, son statut ou son importance.

Ce n’est pas obligatoire de savoir si vous possédez un chic logo ou pas, vous avez une marque. La question est de savoir si c'est vraiment la marque que vous voulez.


lundi 13 juin 2011

TESCO, ses premiers pas avec des marques mondiales

TESCO a dévoilé ce mois-ci ses plans de devenir propriétaire de marques mondiales avec le lancement de sa stratégie soit : une nouvelle marque de glace et des marques d'aliments pour animaux.

TESCO a examiné toutes les catégories afin de découvrir où elle pouvait créer de nouvelles marques. Le but consiste à créer des produits qui seront assez réussis  pour être vendus dans des points de vente de détaillants qui ne sont pas des concurrents directs comme des stations-service et des centres jardins.
Les premières marques « à  risques, communément appelées à l’interne » qui seront commercialisées par l'entreprise sont : la glace ChokaBlok, des aliments pour chiens La-thams et des aliments pour chats NutriCat. Les lancements seront supervisés par la directrice du développement de marques, madame Sidonie Kingsmill.
 « Notre marque TESCO est très à maturité, donc nous regardons pour d’autres opportunités, » a dit madame Kingsmill. «  Nos nouvelles marques sont très différentes et constituent un énorme défi pour notre organisation ; ces marques ne seront jamais des « me too » d’autres produits. Nous regardons où sont les occasions, où les autres marques n’ont pas eu de succès et ce que nous pouvons faire de plus que ces marques. Nous sommes dans une position unique à titre de grand détaillant ayant accès aux meilleurs fournisseurs dans le monde entier. »
Elle a ajouté que les propriétaires de marque comme Nestlé et Procter & Gamble étaient au courant de ces lancements. Ceux-ci ont prétendu qu'ils « n'ont pas été renversés ni vexés » parce que nos produits offrent quelque chose de différent et que cela constituait de bonnes nouvelles pour les catégories.
La commercialisation des produits, qui comprend des annonces dans la presse, des sites Web et de l'échantillonnage, se réfèrent à TESCO mais seulement à titre de détaillant revendeur. Le lancement de NutriCat, une gamme nutritionnelle approuvée par les vétérinaires est soutenue par du sponsoring à l’émission ITV’s Animal Kingdom.
Les trois marques seront lancées dans des magasins TESCO de l'Europe centrale au cours des prochaines semaines.

Le détaillant a aussi déposé et réservé la nomination Carrousel pour la catégorie des jouets et la nomination Muse pour la catégorie de la confiserie.

À suivre…


jeudi 9 juin 2011

McDONALD invite à jouer Pick’N’Play sur un Panneau d'Affichage Interactif

L’agence DDB Stockholm a créé un concept unique de jeu Pick’N’Play sur un panneau d’affichage interactif situé près d’une succursale McDonald.

Les passants sont invités à utiliser leurs téléphones intelligents comme des contrôleurs pour le jeu en direct sur un panneau d'affichage de Stockholm avec en prime, téléchargé sur leur portable, un coupon bon pour un article gratuit du menu de McDonald.

Il n’y a aucun téléchargement. Les joueurs doivent totaliser 30 secondes de jeu et le coupon est échangeable dans n’importe quel restaurant McDonald de Stockholm.

Source : Creativity Best Ads

mercredi 8 juin 2011

BELL CANADA enregistre de grands revenus avec Infor CRM

Bell Mobilité, une division de Bell Canada Entreprises, a mis en oeuvre un programme Infor ™ de gestion de la relation client et Interaction Advisor et a travaillé avec Infor pour transformer les deux centres d'appels de Bell Mobilité comprenant 550 représentants de service clients (CSRs) en centres spécialisés dans la vente.

Quoique le service sans fil soit une source principale de bénéfices chez Bell Mobilité, la seule façon de produire de nouveaux revenus auprès de clients existants est de vendre de nouvelles fonctions et de nouveaux plans et tarifs. Mais avec des applications de gestion disparates et des bases de données non adaptées à la vente, les CSRs ne pouvaient pas facilement recommander des produits plus récents ou plus compétitifs aux interlocuteurs clients.

"Nous avons eu besoin d’un outil intégré qui permettrait aux représentants de service de vendre nos produits à travers tous nos marchés, en nous permettant de toujours supporter chaque marché de manière distincte", dit Peter Brugnatti, directeur associé CRM, Bell Canada.

Le but ultime de Bell Mobilité était d'améliorer l'interaction parmi ses applications CRM et maximiser la valeur de chaque appel afin de créer des interventions plus  personnalisées et rentables avec ses clients.

lundi 6 juin 2011

Rebranding de BURGER KING : Nouvelles couleurs, plus de qualité, moins de Roi…

La semaine dernière, McDonald’s a dit aux activistes qui combattent l'obésité chez les enfants d’aller sauter dans une friteuse s'ils ont cru un seul instant qu’on était pour se débarrasser de Ronald McDonald. Cette semaine, Burger King et sa nouvelle agence de publicité disent à sa mascotte de prendre des vacances.

En fait, Burger King vise un changement beaucoup plus grand et fondamental que de mettre son roi avec la barbe et la couronne au repos. Le Miami Herald annonce que la publicité de la chaîne de fast food, son menu et ses restaurants seront revitalisés.

Les amateurs de Whopper n’ont pas à s’inquiéter. Le hamburger ne va pas disparaître, mais le restaurant essayera d'aller plus loin en offrant entre autres, des choix de menus sains en ajoutant de telles choses comme de la mangue et des smoothies aux petits fruits faits de purées de fruits 100 % naturelles, de la salade asiatique composée de poulet, de chou rouge et d’une vinaigrette de citron vert et de sésame.

Quant à sa marque, le rouge et le noir deviendront les nouvelles couleurs dominantes des restaurants, note le Miami Herald.

Les changements ont été présentés par le nouveau propriétaire de Burger King, le groupe Brasil’s 3G Capital, qui a déboursé 3.26 milliards de $ en octobre pour acheter une part majoritaire de la chaîne.

"Le pouvoir de cette marque est étonnant," a dit Bernardo Hees, le nouveau PDG de Burger King au Miami Herald. "Ce que nous devons faire c’est bâtir sur cette force. Notre approche est très pragmatique et directe. La revitalisation ne va pas se faire du jour au lendemain."

"L'auditoire cible de Burger King a toujours été composé de jeunes hommes, mais maintenant on entretient l'espoir d'attirer la famille entière, particulièrement la clientèle féminine qui a toujours posé son veto contre Burger King."

"Comme nous développons de nouveaux produits, nous nous concentrons sur l’obtention d’une meilleure qualité de produits," a dit Jonathan Muhtar, VP Innovation. "Dans le passé il y a eu des compromis faits avec notre nourriture pour la facilité d'opération et de meilleurs coûts. La qualité alimentaire et le goût doivent venir en premier. Les consommateurs viennent chez Burger King parce que nous nous sommes traditionnellement distingués avec de la nourriture ayant le meilleur goût."

En conséquence, les nouveaux propriétaires vont effectuer des changements majeurs dans la direction et la gestion de la chaîne de restauration rapide. Quant à la publicité, Burger King a confié son budget de publicité de 320 millions de $ à l’agence McGarryBowen de New York. Le Miami New Times a confirmé que la chaîne était pour changer son message-concept et sa publicité en se concentrant plus sur la nourriture du restaurant plutôt que sur le personnage du Roi ou le comportement de ses clients.

mardi 31 mai 2011

La nouvelle réalité du Marketing

Les directeurs de marques peuvent maintenant analyser des campagnes en temps réel, mais ils doivent recourir à plus que la simple logique pour réussir.
Les départements marketing luttent avec le changement et des visions se confrontent,  produire périodiquement de grandes campagnes de marques dans les Médias ou jongler avec l'activité continue.
L’arrivée et la démocratisation du numérique leur a donné la capacité de cibler leurs annonces, de livrer un créatif personnalisé et pertinent aux individus. La technologie a permis aux consommateurs de lever la main à tout moment et de dire « je suis intéressé par... » Les Médias Sociaux permettent aux gens d'exprimer leurs pensées et leurs sentiments envers les marques.
Rien de cela ne convient à une approche de campagne et au cours des dernières années les directeurs de marques ont commencé à changer leur vision de la communication en adoptant un dialogue continu, ce dernier étant l'indicateur le plus significatif de la transition d’un marketing de la marque vers le consommateur en faveur d’une approche du consommateur vers la marque.
En même temps, les directeurs de marques développent leur capacité d'agir en temps réel. Tandis que la traditionnelle méthode de mesurer les effets d’une campagne était étalée et livrée avec un retard de plusieurs semaines, maintenant, nous pouvons voir et constater des volumes de recherche, le trafic de site et des ventes à peu près en temps réel.
Cela a créé deux types d'occasions. D'abord, nous pouvons tronquer le cycle de la planification et construire des boucles de retour d'information pour adapter et raffiner les messages et les choix de canaux au fur et à mesure du déploiement. On peut aussi changer le créatif publicitaire et le contenu entre un clic et l’observation d'une page,  pour susciter l’intérêt de l’utilisateur.
Nulle part cette mouvance du marketing ne sera plus puissante que dans le portable. Ce dispositif dans votre poche est en voie de changer comment les gens consomment, en leur donnant de meilleures informations lorsqu’ils sont dans un magasin, à l’ouverture de nouvelles chaînes, en produisant de nouvelles ventes, de nouvelles affaires. Pour quelques secteurs, cela va changer la prise de décision et va repousser les campagnes à plus tard.
Puisque de plus en plus de consommateurs font des « connexions directes » avec le contenu fabriqué par les marques, sur leurs sites Web, Twitter, des blogues ou Facebook, les propriétaires de marques deviennent des propriétaires médias.
Les Médias ont longtemps été le plus gros chèque que la plupart des propriétaires de marques ont émis, mais peu ont vraiment pris le temps de comprendre les Médias.
Le Web 2.0 a permis de démocratiser le contenu des marques, mais la création et la fabrication dudit contenu exigent une nouvelle habileté, une autre compétence, et beaucoup de marques qui développent ces talents, comprennent que cela impose une compréhension beaucoup plus profonde de leur audience et de la manière qu'ils doivent utiliser dorénavant les Médias.
Tout cela exige une habileté à manipuler, analyser et comprendre des données dans un univers qui leur était, pour la plupart, inconnu auparavant.
Mais avant de nous emporter avec le changement,  il y a une chose que nous ne devrions pas perdre de vue.
Pour toutes ces nouvelles habiletés, techniques et ces technologies, aucun produit ne réussira s'il n’est pas vu, ni remarqué. Les campagnes dans les Médias ne seront pas, pour l’instant, assassinées pour de bon.  

vendredi 27 mai 2011

Ne blamez pas votre agence – C’est votre brief qui fait défaut

John Harrobin n'est pas un fan de l'école de pensée qu’il faut à tout prix « blâmer l'agence ».
Récemment, M. Harrobin, VP-marketing communications Verizon, a informé plus de 100 cadres responsables du marketing dans sa division que leur performance de travail sera maintenant évaluée sur plus que la pensée stratégique, le leadership et les contributions à la réussite d'une marque. On les jugera aussi sur l'excellence et la stabilité des agences de la société.  
Autrement dit, Verizon, le deuxième-plus-grand annonceur des É-U, avec un budget estimé à plus de 3 milliards de $ par an, souhaite concentrer davantage son argent sur son marketing et sa commercialisation.
M. Harrobin a instauré ces nouvelles règles après avoir embauché Casey Jones comme consultant. Casey Jones est connu pour sa performance comme le VP-marketing mondial chez Dell et un des architectes du controversé et maintenant dissolu, WPP Enfatico.
Après son départ chez Dell en 2008, M. Jones a fondé une agence-conseil en marketing appelée Jones & Bonevac. Il en a changé le nom un peu plus tard à BriefLogic.
Ces jours-ci il dépense beaucoup moins de temps à défendre la notion qu’une agence est construite pour servir un seul client, une idée qu’il a longtemps déployée, et lance le débat de « qui blâmer pour les insuccès du marketing ou de la commercialisation » – l’agence qui n'a pas exécuté dans la structure fournie par le client, ou un client qui a donné une plateforme effilochée à l’agence. Sa devise est « on ne fait pas de miracles avec des déchets », une théorie qui veut que les sociétés qui sont hantées par l'efficacité ne peuvent obtenir ce qu'elles veulent en réduisant les honoraires d'une agence, mais en améliorant leur information et leurs breffages auprès de leur agence.
« Si vous aviez à évaluer l'industrie sur une échelle de un à 10, avec un étant un horrifiant manque de direction et 10 étant le niveau optimal de breffage, je dirais que les sociétés sont actuellement quelque part entre deux ou trois,» a dit M. Jones. « La norme veut que le breffage soit partiel, incomplet et souvent totalement inexistant. Un simple appel téléphonique ou un bref texto lancé auprès de l'agence et cette dernière essaye tant bien que mal de décoder l'intention ou l’objectif du client puis démarre le projet et commence à l’exécuter,» a-t-il dit. Les agences partent et font leurs affaires et ensuite le client, la société, revient et dit « ce n'est pas ce que j'ai voulu. »
Un des hommes crédités avec probablement l'annonce la plus légendaire de l'histoire, "1984", qui a lancé l'ordinateur Mac, est d'accord. « Je ne peux pas vous dire avec justesse combien de jours et de semaines nous avons passé à améliorer notre breffage, notre brief » a dit Steve Hayden, maintenant Vice-Président chez Ogilvy. « La plupart du temps, les clients mettent au point leur breffage au moment où ils regardent le créatif. Si nous pouvions éviter ce genre de situation, nous économiserions énormément de temps.»
« Les revenus qui dépendent de la qualité de ces documents de breffage se compte en milliards de dollars,» a dit M. Jones. « Cela peut vous sembler hyperbolique - jusqu'à ce que vous ayez vu la qualité des dossiers de breffage et que vous vous rendiez compte que ce genre de travail ne peut pas conduire à un retour sur l’investissement (ROI).»
Certains diront probablement qu'il n'est pas l'autorité la plus fiable sur des relations réussies entre agence et client, étant donné son mandat tumultueux chez Dell. Mais en plus de Verizon, d’autres sociétés comme Whirlpool, prennent au sérieux son conseil. L'organisme « The Association of National Advertisers' School of Marketing » l’a invité à donner des conférences et des présentations sur l'importance des breffages de qualité.
 « Le plus grand bassin de ressources que nous pouvons trouver pour faire face aux défis économiques extraordinaires ne doit pas se trouver dans la continuation de faire pression sur les agences comme si leur production était une marchandise informelle ou de commodité, » a dit Bruno Gralpois, ancien directeur mondial de gestion des agences chez Microsoft et auteur du nouveau livre « Agency Mania ». « La réponse se trouve dans la gestion plus prudente de nos responsabilités comme clients.»
Comme le dit si bien Casey Jones : « Les sociétés, les clients, peuvent économiser beaucoup plus en ne coupant pas les honoraires des agences mais en préparant beaucoup mieux leurs breffages, les briefs.»

vendredi 13 mai 2011

RONA lance TRU, une nouvelle marque pancanadienne

Commentaire suite à la parution du jeudi 12 mai 2011 dans Marketing Québec


« La nouvelle marque TRU est née de TruServ Canada, un distributeur canadien au service de quelque 650 marchands indépendants qui a été acquis, en novembre dernier, par RONA » cite l’article.

La stratégie de la marque TRU a été développée par ZOUM ARMADA incluant le nom, l’image, les applications graphiques, la signalisation, le matériel promotionnel ainsi que la campagne de publicité de lancement. L’objectif de créer une marque rassembleuse incarne, selon ZOUM ARMADA, « l’autenticité des produits, des services et des gens ».

RONA a choisi une agence de publicité pour la conseiller et l’assister dans la création de sa nouvelle marque TRU. De toute évidence, soit RONA et son équipe marketing ou l’agence ZOUM ARMADA par l’intermédiaire de ses stratèges n’ont pas mis beaucoup de temps ni d’efforts à développer ou concevoir une nouvelle plateforme, originale et différenciée, n’ayant pas été ni jamais utilisée par les concurrents de la catégorie.

La plateforme TRU, il s’agit là peut être d’une directive, d’une contrainte ou d’un souhait exprimé par RONA, ne se distingue pas de ce qui a été fait par le passé par d’autres marques. Les signaux qui sont émis par TRU ressemblent au modèle utilisé par HOME Hardware, ACE et LOWES. Le brainstorming créatif n’a sûrement pas été de longue durée et RONA n’a probablement pas déboursé un honoraire très élevé pour les signaux de sa nouvelle marque.

Une marque pour réussir doit se doter, entre autres, d’une identité différenciée. Or TRU a un concurrent direct qui se dénomme TRUE VALUE. Et connaissant la propension des canadiens à la contraction, TRU risque d’être confondu avec son concurrent.

Qui plus est, TRU fait emploi de la même couleur que TRUE VALUE, HOME HARDWARE, TARGET, COSTCO et REAL CANADIAN SUPERSTORE. Toutes ces marques s’expriment en rouge. Seuls RONA et LOWES sont « bleu ». Il y a aussi SEARS qui est bleu et rouge. On dirait qu’il n’y a que du rouge et un peu de bleu dans la catégorie. RONA ne s’est pas vraisemblablement questionnée sur la pertinence du rouge dans son architecture de marque ou a péché par omission en banalisant cette considération.

RONA a néanmoins deux autres chances de réussir l’introduction, la croissance et le succès de sa marque TRU. Un positionnement unique au sein de la catégorie est essentiel, et il n’est pas évident à cette étape-ci. Enfin et surtout, TRU ne peut se passer d’une idée créative, d’un concept unique, qui lui permettra de communiquer son bénéfice-client.

ZOUM ARMADA y a probablement réfléchi et l’agence de publicité planche sûrement sur des outils et des pièces de communication qui vont surprendre tout le monde et dépositionner la concurrence, pour réussir la marque TRU. Un énorme défi dans le contexte, faut l’avouer.

Dans le cas contraire, RONA aura besoin de gros budgets pour supporter sa marque TRU dans son déploiement.

ZOUM ARMADA, en bonne agence de publicité, aurait-elle prévu une stratégie et une plateforme de marque obligeant le client à lui accorder de gros budgets pour attirer l’attention, susciter de l’intérêt, stimuler les achats de la clientèle et réussir la nouvelle marque ? Ou est-ce RONA qui a obligé l’agence à prendre une telle direction?


mardi 3 mai 2011

Pourquoi la chute de NOKIA devrait effrayer APPLE

L'incapacité de Nokia d’offrir une réponse crédible au lancement de l'iPhone en 2007 et au système d'exploitation Android de Google en 2008 a précipité la chute du cours de son action. Aujourd'hui, Apple vole haut. Une occasion pour chaque société qui réussit de réfléchir à la chute de Nokia afin de s’assurer qu'elle ne subira pas le même destin.
Il n'y a pas si longtemps, Nokia était celle qui dérangeait. En 1994, le fournisseur mondial de combinés sans fil était le dominant Motorola : ses actions se négociaient au plus haut, perçu comme un innovateur remarquable et même décrit par un consultant senior chez A. T. Kearney comme "la société la mieux gérée dans le monde" - pas si différent de ce que l’on dit d’Apple  aujourd'hui. Avant 2000, la part de marché mondiale de Motorola s'était effondrée de 45 % à 15 %, tandis que Nokia avait grandie à 31 % du marché. Nokia avait gagnée en promettant, en communiquant, et en livrant implacablement de l'amélioration et des avantages à ses clients directs, conformément à sa promesse de marque " connecting people ".
Bien que Nokia ait présentée peu de nouveaux produits dans les années 1990, c'était une société audacieuse, innovatrice en termes d'affaires - plus que la plupart des personnes le réalisent. Précédemment perçue comme un conglomérat en désordre qui luttait pour sa survie, elle s’est bravement concentrée à 100 % sur les communications mobiles, un consommateur précoce et un promoteur de  la technologie 2G, elle est rapidement devenue un leader mondial reconnu tant dans la gestion de la chaîne d'approvisionnements que dans la construction de sa marque. C'était le premier fabricant de combinés qui ciblait les deux-tiers inférieurs de la pyramide des revenus aussi bien que le premier tiers. Elle a été parmi les premières marques à comprendre l'importance de la facilité d'utilisation, du design de produit et que les combinés étaient autant des produits de style de vie que des produits technologiques.
Motorola a manqué la plupart de ces tendances du marché, a tardée à investir dans le numérique (c'était une victime classique du dilemme de l'innovation) et a dissipée ses efforts sur un tableau complexe et varié de technologies, de designs de produits et de messages de marque. Comme les échecs se sont accumulés, les histoires de bureaucratie ont donc fait des cadres supérieurs " des traîtres vivants dans un monde différent". L'exécution efficace est devenue de en plus difficile, créant un cycle vicieux de retards au marché, de perte d'argent, d'annulation de projets et de perte de personnel, ce qui a contribué à endommager davantage sa capacité d'exécuter. Motorola tente un retour avec des combinés utilisant le système d'exploitation Android de Google, mais est maintenant considérée comme un acteur secondaire, mineur.
Avec le temps et son succès, Nokia a un peu perdue de sa capacité de rester en contact avec le marché, et de s’adapter à ses tendances. Particulièrement, comme Motorola qui a manqué en omettant de passer à l’ère numérique, Nokia a échoué en n’acceptant pas que l'Internet mobile longtemps annoncé était maintenant, et enfin, une option pratique. En 2004, trois ans avant l'iPhone, elle a rejetée une proposition qui visait à développer un magasin en ligne d'applications Nokia.
Finalement, après un changement majeur de cadres supérieurs, Nokia répond maintenant vigoureusement au défi de Apple et Google. Elle élimine progressivement l'investissement dans son propre système d'exploitation Symbian et collabore avec Microsoft pour essayer de créer une puissante "troisième force" dans les téléphones intelligents. Atteindre ce but sera difficile, non seulement pour la technologie et des raisons marketing - bien que les défis ici sont énormes - mais aussi à cause de la disparité dans la taille et la culture entre Nokia et Microsoft.
Pourquoi les problèmes de Nokia devraient-ils effrayer Apple, la société la plus admirée au monde avec une réputation d’excellence en innovation de produit, en design, en branding, en satisfaction de la clientèle et en performance commerciale depuis que Steve Jobs l'a rejoint en 1997?
La réponse - dont Apple est bien consciente - est qu'un nombre croissant de fabricants de combinés utilisent le système d'exploitation Android de Google et ils sont en voie de la dépasser dans le marché du téléphone intelligent, menaçant de faire de Android la norme dominante ou le standard des promoteurs ou des développeurs d'applications, des opérateurs de réseaux et des consommateurs.
Aussi, et de manière moins évidente, le succès de Apple peut l'avoir laissée moins ouverte, moins sensible, moins flexible et moins empressée. Les signes sont là. Quand les utilisateurs du iPhone 4 se sont plaints de la faiblesse ou de la force du signal,  Steve Jobs a répondu d’une façon que plusieurs ont considérée comme disgracieuse, conseillant aux clients de tenir le iPhone 4 correctement, en plus d’offrir la très la non-Apple 'patch', une sorte d'élastique, à tous ceux qui en demanderait une.
Il y a eu aussi un vaste choc et une grande déception quand Steve Jobs a annoncé que Apple prendrait une part de 30 % des revenus des ventes des revendeurs de contenus par l'intermédiaire du iStore (Google n’accepte aucune coupe ni diminution). Apple a aussi insistée pour que l'iStore doive pouvoir offrir n'importe quelle offre des autres éditeurs . De plus, Apple ne partagera pas de données clients avec des fournisseurs de contenus. Tel est le pouvoir de Apple dans le marché qui, pour le moment, est accepté par la plupart des éditeurs, mais ils ne sont pas heureux et continueront à chercher une meilleure alternative.
Une partie de l'attrait de la marque Apple a toujours été reliée au fait que c'était un challenger courageux, d'abord contre IBM, ensuite contre Microsoft. Mais dans les téléphones intelligents, le challenger est Google et peut-être que Apple est devenue le nouveau Nokia. S'il en est ainsi, cela pourrait être le début d'un changement plus grand en termes de savoir quelle plate-forme dominera l’Internet ? Apple devrait en effet être effrayée. Comme Andy Grove d'Intel a historiquement mentionné, « seuls les paranoïaques survivent ».
Billet Inspiré du livre "Beyond the Familiar: Long-Term Growth through Customer Focus and Innovation" de Patrick Barwise et Sean Meehan.