lundi 31 janvier 2011

Heineken adopte le viral avec succès

Heineken a réussi un grand coup avec une vidéo virale qui a fait ses début en décembre et a receuillie plus de 3 millions de vues en trois semaines sur YouTube et ses pages Facebook.

La vidéo virale est maintenant au centre de la première campagne mondiale de la marque, la seule au cours des cinq dernières années, ayant auparavant utilisé Web, la Télé et le Cinéma sur les écrans du monde entier.  

La campagne marque le début d’un nouveau slogan, "Open Your World", c'est-à-dire "l'esprit ouvert" de Heineken. "Heineken veut motiver ses buveurs en montrant un comportement ambitieux - notre consommateur sait comment parcourir le monde, est confiant, ouvert d'esprit et ingénieux," dit la porte-parole Tara Carraro.

La campagne, une douzaine de vidéos virales, a été répétée et tournée en dix jours  à Barcelone en Espagne, où 280 acteurs d’origines diverses ont été convoqués pour montrer la portée mondiale de la marque.

jeudi 27 janvier 2011

Le nom de la marque : décision capitale

L’identité nominale, le nom, est la première et la plus importante décision que prendra le fondateur pour la marque.

Dire qu’il y en a qui décident ça sur le coin du pupitre, en comité dans une salle de conférence à la fin d’une réunion ou à la suite d’une suggestion d’un comptable ou d’un juriste, notaire ou avocat. Leur argument : la raison sociale suggérée est disponible au bureau du régistraire.

Le nom d’une marque est d’une importance capitale pour sa résussite, sa pérennité. On ne doit pas prendre cette étape cruciale à la légère. Au contraire, il faut lui dédier tout le temps, les énergies et les moyens, quitte à consulter des experts, pour trouver le bon nom pour la marque.

Les critères d’un bon nom de marque

Il existe un bon nombre d’ouvrages qui décrivent les critères essentiels à la création d’un bon nom pour une marque. Voici, en résumé, ce que tous les experts conviennent de suggérer à propos de la création d’une identité nominale pour la marque :

Mémorisation, prononciation et phonologie : Facile à mémoriser et à prononcer, qui sonne bien, dans la majorité des langues: le français, l’anglais, l’espagnol, l’italien, l’allemand. S’assurer qu’il n’y a aucune connotation négative. Un nominal court prévient la contraction lors de l’évocation du nom de la marque et facilite le rappel.

Évocation et originalité : Il est de plus en plus difficile, avec la prolifération des marques, de trouver un nom original. Au minimum, il faut choisir un nom de marque unique dans sa catégorie d’activités pour mieux se différencier de la concurrence.

Protection : Le nom doit enfin pouvoir être déposé et protégé au bureau du régistraire et au besoin, au plan international.

Les qualités cachées d’un bon nom de marque

L’originalité du nom, de loin le plus grand défi en terme de conception et d’idéation, ne suffit pas toujours. L’illustration d’un bénéfice aide à bonifier et à faire la différence. Citons en exemples les marques M. Propre, Kleenex, Pampers et Quick.

Il y aussi l’illustration ou l’évocation d’une caractéristique physique, ou unique : Palmolive est un savon à l’huile d’olive. Monsavon est un savon. Nesquick est une poudre chocolatée instantanée fabriquée par Nestlé.

Il a bien d’autres procédés pour créer un nom de marque

Voici un sommaire des procédés avec exemples qui sont utilisés couramment par les experts :

Allitération : Coca-Cola
Assonance : Kal-Kan
Consonance: Weight Watchers
Rime masculine: Max l’ax
Rime féminine: American Airlines
Rime pauvre, imparfaite : Black & Decker
Onomatopée : Wisk
Acope ou troncation : Chevy
Amalgame : Duracell
Occlusives initiales : Bic
Orthographe inhabituel : Kool-Aid
Abréviation : 7-Up
Acronymes: Amoco
Métaphore: Arrid
Métonymie: Midas
Synecdoque: Red Lobster
Personnification : Betty Crocker
Oxymoron ou oxymore: Easy-Off
Calembour: Hawaïan Punch
Apposition sémantique: Bufferin

Voilà 20 exemples de noms de marques créés avec des procédés différents tout aussi bons l’un que l’autre. La pérennité de ces marques est la preuve que la créativité peut agir positivement sur la nomination de la marque.

Ce qu’il faut éviter

Et dire qu’il a des gens qui ne jurent que par les ordinateurs pour trouver des bons noms. Ou d’autres, on y reviendra lorsqu’on abordera le nomination de la marque en cas de fusion ou d’acquisition, osent choisir des sigles. Le secteur financier est riche en… sigles: RBC, BMO, CIBC, TD, ING Direct… etc.

Le sigle est la solution la plus facile pour désigner une marque. Le sigle, ou ce qu’on appelle « la soupe à l’alphabet », est aussi l’erreur la plus répandue et la plus coûteuse pour la marque. Ah… si les financiers savaient…

À suivre.

mercredi 26 janvier 2011

Médias sociaux : Les attentes sont élevées pour la marque

Qu’on veuille l’admettre ou pas, les médias sociaux sont en effet une puissante force dans le monde. Ils ont réorganisé la manière dont nous interagissons entre nous, comment les consommateurs regardent les marques et à leur tour, comment les marques auront besoin d’agir pour capter l'attention et la fidélité des consommateurs.

Si les marques veulent réussir dans les médias sociaux, elles doivent changer
leur approche marketing :

  • Agir comme un ami au lieu de se comporter comme une entreprise.
  • Bâtir une relation avec le consommateur au lieu de lui "vendre".
  • Penser en terme de communauté au lieu de marché.

Une personne interrogée au cours d’une étude de marché réalisée dans 15 pays en 2010 a dit, et cela résume bien la perception générale des 18-50 ans par rapport aux médias sociaux, "les marques doivent m'étonner, non seulement répondre à mes besoins, mais prévoir mes besoins. En utilisant uniquement les médias sociaux, je pense que la marque doit me répondre chaque fois que j'ai une question, m'éclairer chaque fois que je me plains et me remercier chaque fois que je la complimente. "

Si les marques peuvent le faire – avec le bon langage, celui des médias sociaux - elles trouveront sans aucun doute beaucoup d'amour de la part du grand public.

mardi 25 janvier 2011

La marque de luxe BURBERRY se vend bien

Burberry, qui a dévoilé sa collection automne-hiver 2011 de vêtements pour hommes à la Semaine de la Mode à Milan, a annoncé par la même occasion la forte croissance des ventes dans son troisième trimestre, en hausse de 27 %.

La marque britannique de luxe a vu des ventes en Chine (où il possède maintenant tous ses magasins ) en hausse de 30 % dans le trimestre, tandis que la croissance venant de chaque région où la société opère en incluant l'Europe, les Amériques et l'Asie, avec le Royaume-Uni, la France, Taïwan et Hong-Kong était particulièrement forte.

"La manière dont nous livrons un message de marque synchronisé à l'échelle mondiale signifie que les consommateurs voient la même offre de produit, les mêmes points de contact, dans des fenêtres et dans des magasins à Londres, Paris, New York ou Beijing," a mentionné récemment le CFO de la marque à des analystes financiers.

lundi 24 janvier 2011

P&G ouvre un ClubHouse virtuel pour hommes

P&G souhaite aider les hommes à comprendre les femmes !

Procter & Gamble, avec « Man of the house », offre des trucs aux hommes portant sur les relations hommes-femmes, l'éducation, la cuisine, le nettoyage et la santé, une initiative de marketing numérique centrée autour d'un microsite qui promeut subtilement ses marques.  http://manofthehouse.com/

Des promotions et des annonces maison pour ses marques comme Gillette se trouvent juxtaposées au contenu original, y compris des vidéos franches comme la série « Ask a pregnant lady », des blogues, des articles et d'autres sujets de type homme-à-homme.

Avec la signature « It's like duct tape, but online » (Trad.: C’est comme du ruban adhésif, mais en ligne), le site fait lever des sourcils en donnant des conseils sur les relations homme-femme et le sexe. La marque croit au besoin de s’adresser à son auditoire de cette manière et aspire fidéliser une clientèle trop souvent délaissée : les papas.

P&G, bien sûr, est un vétéran du marketing en boîte, il suffit de penser à la création des feuilletons mélo à la radio, tous des véhicules de promotion de produits, et finalement à la production de ses propres émissions télévisuelles telles « As The World Turns ».  

Le fait de produire son propre contenu interactif pour la promotion de sa marque est un réflexe tout naturel et très au goût du jour pour P&G. Il est aussi intéressant de constater que ce nouveau magazine-web pour papas est aussi ouvert à l'acceptation d'autres publicités. À suivre sur le web : manofthehouse.com

vendredi 21 janvier 2011

Les marques les plus « HOT » en Amérique en 2010

L’année 2010 a été couronnée de succès pour plusieurs marques. Voici un sommaire de quelques marques qui s’en sont très bien sorties.

DROID, depuis son lancement, ce téléphone intelligent a connu une croissance exceptionnelle.

GLEE, cette série télévisuelle est non seulement populaire, elle transcende la culture.

BUICK, GM a transformée et repositionnée cette marque qui gagne de nouveaux adaptes ici et ailleurs (Chine).

Beats by Dr. Dre, au cours de la dernière année, cette marque d’écouteurs dont les prix varient entre 99$ et 450$ remplace les anonymes petits écouteurs blancs des I-Pod.

CIROC, cette Vodka française distillée cinq fois est une marque très en vogue chez les citadins qui fréquentent les endroits branchés.

VIBRAM, ce n’est jamais facile pour une marque âgée de capter l’attention et d’obtenir la faveur de la jeune clientèle, celle-ci a réussie avec ses souliers « FiveFingers ».

CONAN O’BRIAN, malgré son départ d’un grand réseau, sa popularité augmente grâce à une campagne interactive mise en ligne pour promovoir sa nouvelle émission Conan à TBS.

SKETCHERS, être diversifié et tenter de plaire à tous est souvent une mauvaise stratégie, mais pas pour cette marque qui a bondie d’un spectaculaire 30% en 2010.

HYUNDAI, nommée entreprise marketing de l’année en 2009, cette marque en remet avec une augmentation de 29% de ses ventes au détail en 2010.

BASS PRO SHOP, peu de magasins peuvent se vanter d’être des parcs d’amusement, des camps de vacances ou des centres communautaires dans leur région, cette marque l’a réussi.

FORD, élue marque de l’année en 2010 Ford a réussi son plan : de bons produits, bonne qualité, un marketing novateur et une stratégie focalisée sur le noyau de la marque.

GROUPON, cette marque crée un « buzz » de ce temps-ci, en moins d’un an, elle est passée de 3 millions à 25 millions d’abonnés, et sa croissance se poursuit.

DOS EQUIS, cette marque de bière gagne des adeptes et des parts de marché au détriment des autres grandes marques et des micro-brasseries qui subissent les contre-coups de la dernière récession.

BURBERRY, une des marques phares qui a su s’élever au-dessus des autres dans l’univers de la mode.

DAWN, la marque a innové dans son approche au marché ce qui lui a procuré d’excellents résultats.

TRESEMME, la seule marque de shampoing et de conditionneur à gagner des parts de marché dans cette catégorie en 2010.

M&M, un nouveau produit composé de chocolat-pretzel a été lancé en mai 2010 et les ventes ont explosées depuis.

GILLETTE FUSION PRO-GLIDE, les ventes de Pro-Glide ont augmentées de 43% au troisième trimestre ce qui porte la part de la marque à 67.7%.

MIAMI HEAT, ce club de basket a été le plus médiatisé du sport professionnel, dépassant les Yankees, avec l’arrivée du joueur Lebron James.

I-PAD, depuis son lancement en janvier 2010, cette marque a été abondamment médiatisée, elle a provoquée l’émergence de nouveaux produits de la concurrence et elle a menée la catégorie en parts de marché.

OLD SPICE, cette marque a transcendé l’univers marketing et le monde de la marque en réussissant une percée remarquée dans la culture américaine moderne.

McCAFE, cette marque a réussie à augmenter la part du café dans les ventes de MCDonald’s en passant du simple au triple au cours du troisième trimestre de 2010.

Notre liste pourrait s’allonger des autres marques qui ont aussi bien performées. Moins connues au Canada, elles sont : Dales Pale Ale, 5 Gum, The Hunger Games, PopCat, Redbox, My Pillow Pets, PopChips, WWE, Silly Bandz, Marvel, Purex, Thinkgeek, U by Kotex, Reebok EasyTone, Bagster.

jeudi 20 janvier 2011

Les marques et les médias sociaux

Les marques, grandes et petites, doivent s'adapter aux médias sociaux en 2011.

Le succès retentissant de la campagne Old Spice dans les médias sociaux était la raison pour laquelle P&G a fait une annonce également stupéfiante en décembre dernier. Le plus grand annonceur des États-Unis a dit qu'il renoncerait à de nouvelles participations (engagements) avec des feuilletons télévisés de jour en faveur d'un investissement significatif (vigoureux) dans des médias sociaux.

De peur que les spécialistes du marketing ne sous-estiment la signification de ce changement stratégique, il vaut la peine d'indiquer que P&G a investi plus de 8.5 milliards de $ en publicité l'année dernière, la plupart dans des médias traditionnels.

P&G a non seulement fait de la publicité pour ses produits sur des feuilletons télévisés, elle a même produit les émissions. L'écurie P&G inclut certaines des marques les mieux connues du monde, comme Cover-girl, Duracell, Gillette, Olay, Pampers pour en nommer que quelques-unes.

C'était en 2010, il y a un an à peine, que P&G a commencé à prendre au sérieux le marketing dans les médias sociaux en ouvrant un avant-poste dans la Silicon Valley pour y devenir immergé.

La déclaration récente de P&G va probablement bouleverser les perceptions concernant les médias sociaux et leur utilisation comme média marketing et cela va sûrement avoir un effet domino sur les marques, grandes et petites.

Malgré le fait que quelques précurseurs aient utilisé les médias sociaux pendant quelque temps, ils sont perçus comme une forme nouvelle, toujours à ses débuts, de marketing au service des marques. Cela signifie que ce que l’on doit faire et quand le faire sont en changement continuel et que les critères de mesure sont flous, au mieux.

Les spécialistes marketing et de la marque doivent comprendre que ce qu’ils font et disent via les médias sociaux agissent en complément plutôt qu’en conflit avec l'image de la marque. Les médias sociaux exigent un niveau d'interaction intense, intime avec les consommateurs. Ce qui rend le tout plus stimulant dans le processus de maintien de l'intégrité de la marque.

Une chose semble claire : l’intégration des médias sociaux à une campagne de  marque devient essentielle. Les spécialistes marketing ont été habitués à une approche assez directe de qualification des prospects de la marque. Typiquement, un consommateur fait la connaissance d’un produit via des médias traditionnels, l’essai et si il l'aime, il devient un acheteur régulier.

Les gurus du marketing devront aussi lutter avec une autre réalité : l'ajout des médias sociaux au mix marketing augmente la complexité. Ils doivent souvent consacrer une ressource au contrôle des médias et de la communication avec des consommateurs en cultivant et en maintenant des relations avec des centaines, des milliers, ou peut-être même des millions de gens. C’est exigeant, très exigeant.

Des commentaires et une critique à filtrer, la réponse et la prise d'action appropriée deviennent essentiels. Les spécialistes du marketing et de la marque n’ont pas été préparés à ce genre de situation. "La plus grande erreur que des professionnels américains du marketing ont faite avec les médias sociaux" a été " de ne pas allouer le temps et les ressources appropriées," indique les résultats d'une enquête réalisée pour eMarketer en novembre 2010.

Utiliser les médias sociaux exige un niveau supérieur de réactivité au grand public de la part des spécialistes du marketing et de la marque.  

Ceux qui s’élèveront pour faire face à ce défi auront un avantage distinct sur leurs concurrents en 2011.  

mardi 18 janvier 2011

Le Fondateur influence la valeur de la marque

La contribution du Fondateur à la valeur financière de la marque est souvent mésestimée. Le marché, les courtiers, les concurrents et les repreneurs de la marque ont tendance à sous-estimer, voire diminuer la valeur d’une marque lorsque son Fondateur n’est plus en position de participer à l’activité ou à l’évolution de la marque qu’il a créée.

Pensons aux marques Yves Saint-Laurent et Versace qui ont connu une baisse de leur valeur suite aux décès de leurs PDG. Et Ford, dont la valeur financière a déclinée à chaque fois qu’on a nommé un PDG qui n’était pas de la famille et qui a remontée lorsqu’un Ford assumait la direction de la marque.

Hasard de l’économie ? Concours de circonstances ? En fait, les Fondateurs sont si près de leurs marques qu’ils peuvent, comme une bonne mère de famille, sentir d’avance ce qui va se passer et apporter les correctifs ou ajustements nécessaires pour corriger la situation.

Prenons le cas récent de Steve Jobs, le père de Apple

Hier, les actions de APPLE ont vacillées suite à la nouvelle que le PDG Steve Jobs allait prendre un congé médical exceptionnel - le deuxième pour le survivant de cancer du pancréas.

Rappelons-nous que lors du premier congé médical de Steve Jobs survenu en 2005, l’action de Apple avait chuté de 10% en quelques jours. Depuis ce temps, l’action a effectuée des montées spectaculaires et atteints des sommets inattendus et impressionnants depuis l’introduction et la commercialisation des I-Phone et I-Pad.

À titre d’exemple, le cours de l'action de APPLE est monté de plus de 80 % en 2010. Hier, des analystes ont dit à Reuters qu'ils sont confiants, relate Tim Cook, qui reprend les rênes de Apple et qui affirme qu’il peut continuer cette croissance. Aura-t-il raison ? Le passé est-il garant de l’avenir dans ce cas-ci?

Détacher le fondateur de sa marque est difficile

Que la situation soit temporaire, on le souhaite bien à Steve Jobs qui n’a que 55 ans, ou prolongée, APPLE va sûrement ressentir son absence même s’il a confirmé qu’il était pour participer aux décisions stratégiques. Une marque souffre toujours du détachement ou de l’éloignement de son fondateur.

Bonne chance à Steve et à Tim. Espérons que cette fois-ci, l’histoire ne se répétera pas et qu’ils pourront renverser cette situation.

lundi 17 janvier 2011

Qu’est-ce qu’une marque ?

Une marque naît, croît, évolue ou meurt. Au XXIe siècle, tout se joue au départ!

Une marque c’est un produit, un service, une personne, un artiste, une célébrité, un sport, un lieu, une idée, un détaillant, un distributeur, une fonction, un système, une méthode,…

Vers une définition

Ayant le souci d’offrir une approche simple, facile et efficace pour créer, gérer et développer des marques fortes, voici notre définition de la marque :

Au-delà du produit… …  une marque est construite de l’ensemble des signes qui agissent sur la reconnaissance, la préférence puis l’attachement de la clientèle.

Un blogue dédié à la marque

Ce blogue est un cybercarnet de billets qui présente une approche démocratique de la marque, ses éléments et son évolution.

C’est aussi un lieu de partage et d’échange, d’ouverture, de commentaires, de nouvelles et d’opinions sur les marques qui vivent et évoluent sur notre planète.

À l’instar de la marque que l’on construit et que l’on entretient pour en faire un précieux actif, ce blogue a pour but d’en faire tout autant.

Dans les prochains billets, au cours des semaines et des mois qui se succéderont, vous pourrez prendre connaissance de l’essentiel de la marque, de la composition et de la valeur de chacun de ses éléments et de ses composantes, de l’importance de la différenciation et de ce que ça prend pour réussir, croître et évoluer… bref, tout ce qu’il faut savoir pour :

Une marque forte au XXIe siècle

Bienvenue à ce blogue. Merci d’y contribuer.






dimanche 16 janvier 2011

Target s’installe à l'étranger - au Canada

Target Corp. planifie de s'étendre dans le Canada, ouvrant son premier avant-poste étranger comme il fait face à une croissance plus lente aux États-Unis.

Target, après d'autres détaillants regardant à l'extérieur de leurs marchés domestiques pour la croissance, planifie d'acheter 220 baux de magasins de Zellers du détaillant canadien Hudson's Bay Co. pour 1.81 milliards de $.

Avec 279 magasins, Zellers a essayé de se rééquiper en vue d’offrir alternative à Wal-Mart, dont les prix bas ont éloigné une grande partie de sa clientèle.

"Nous sommes enthousiasmés de l'occasion d'entrer au Canada et d’y introduire la marque Target" a dit le Directeur Général de Target Gregg Steinhafel dans un entretien à Toronto, où la société construira un bureau principal.

On s'attend à ce que les magasins s'ouvrent au cours de 2013 et 2014. Ils seront concentrés surtout dans des zones urbaines denses, y compris Vancouver, Montréal, Ottawa, Edmonton et Calgary.

L’annonce de Target vient à la suite des ventes de la période des Fêtes et qui ont néanmoins déçues des investisseurs avec des résultats plus faibles qu’attendus en décembre.

jeudi 13 janvier 2011

Salon de l’auto de Détroit 2011: Faits saillants

Au fil des ans, Le Salon de l’auto de Détroit nous a habitués à une semaine complète de premières, de lancements et de nouveautés. Les manufacturiers ne pouvaient pas se permettre d’ignorer cet événement tellement il avait des répercussions importantes sur les ventes.

Le Salon 2011

Cette année, tout est changé. Certains manufacturiers ont boudé le salon et brillent par leur absence, D’autres, plus effrontés, ont préféré lancer leurs nouveaux prototypes au CES de Las Vegas quelques jours avant le Salon de Détroit.

Le monde de l’automobile, les décideurs astucieux du moins, réalise que le marché ne tient plus qu’à l’automobile et que la technologie est souvent fort plus attirante que l’odeur du nouveau morceau de métal décoré de plastique, de composites ou de matériaux rappelant le savoir-faire des carrossiers d’il y a un demi-siècle.

Voici donc ce qui ressort et remonte à la surface du Salon de l’auto de Détroit 2011. (Montréal sera probablement au cours des prochains jours une copie diminuée, voire plus sobre de ce qui s’est passé aux É.-U. au début de la semaine.)

CHRYSLER

Le président Sergio Marchionne au terme du lancement de la nouvelle Chrysler 300 a promis un nouveau SUV qui sera le résultat d‘un partenariat avec Maserati.

FORD

Le manufacturier confirme que le virage entrepris il y a trois ans donne des résultats au-delà des attentes. La rationalisation des marques et des portefeuilles de produits a permis à Ford de réaliser des profits inégalés dans toute son histoire en 2010.

Ford promet de remettre du lustre dans ses produits Lincoln. Cette marque a été la marque de voitures de luxe #1 aux É.-U. il y a 9 ans. Il appert que les designers auront la possibilité et le feu vert pour amener la marque Lincoln à un autre niveau.

VW

Le « design discret » de la nouvelle Passat n’a pas fait grand éclat ni attiré l’admiration lors de son dévoilement. Certains disent ne pas reconnaître la marque allemande dans ce produit.

HONDA

La Civic 2012 a reçu un accueil mitigé.

TOYOTA

Le président Akio Toyoda admet que le design de ses véhicules mérite et dot être amélioré. Un autre mea culpa qui s’ajoute aux événements qui ont touché la marque en 2010.


En conclusion, nous devons admettre que le Salon de l’Auto, qu’il soit de Détroit ou d’ailleurs, ne réussit plus à émouvoir le cœur des enthousiastes. Le siècle de l’Automobile tel qu’on l’a connu et qui a conditionné la vie et les comportements de l’Amérique n’est plus. Place à l’innovation.


mercredi 12 janvier 2011

Molson Export : le repositionnement

En entrevue récemment avec Marketing Québec, la chef de marque Mélanie Robitaille explique le changement de stratégie déployé au cours de la dernière année: « Au lieu de cibler un profil démographique, on y va selon un profil de valeurs, ce qui nous permet d’avoir une cible plus large. Pour Molson Export, ces valeurs sont courage, détermination, effort. Si une personne se reconnaît dans ces valeurs dont elle est fière, on se dit que Molson risque de répondre à ses besoins.»

Cette stratégie a pour but de « repositionner la célèbre Ale et à en revoir l’image après quelques années de Serge », une plateforme signée Cossette qui ciblait les 18-24 ans et qui n’a pas contribué à la croissance de la marque Molson Ex.

Les valeurs du Fondateur

Repositionner une marque est une entreprise risquée. Beaucoup de facteurs entre en ligne de compte et la sélection finale de la stratégie à adopter est souvent dictée par la prudence. Et Molson Ex ne fait pas exception.

Molson Ex a choisi un chemin sûr. Les valeurs et les convictions du fondateur de la marque font partie intrinsèque de l’ADN, de l’essence de la marque. Choisir de s’aligner sur ces valeurs, pour repositionner la marque dans son marché comporte, si on le fait bien, moins de risques.

Avec ce choix Molson prétend qu’elle va ratisser plus large que les 18-24 ans. La marque vise donc les 19-54 ans, un public dit-on qui, la chef de marque dit prendre le risque de répondre aux besoins de buveurs de bière, pourrait souhaiter, « aller au bout de ses idées et de ses projets » et « laisser sa marque ». Ce souhait se réalisera-t-il avec une Ale Molson Ex à la main?

Molson Ex aurait pu choisir l’innovation. Au contraire, le choix, on s’y attend souvent dans notre marché, s’est arrêté sur un élément identitaire de la marque, dans ce cas-ci, le Fondateur. Cette stratégie est souvent utilisée. Pensons entre autres aux Yves Saint-Laurent, Karl Lagerfeld, Bill Gates et Steve Jobs, ils ont tous imprégné leurs marques de leurs valeurs. Oui mais dès le début! Au moment du prototype de la marque.

Molson ne sait plus comment vendre de la bière

La prudence dans la commercialisation de la bière est un bien grand risque. Louangée par le passé, elle pourrait mal tourner en cette ère de marketing instantané.

Vu de l’extérieur, et sans dénigrer qui que ce soit, on peut se demander comment une approche basée sur les valeurs d’un personnage du 19e siècle va réussir à séduire le buveur de bière québécois qui n’est pas un buveur de Molson Ex?

Deuxio, nous imaginons le problème de sélection et de choix des médias qui rejoindront efficacement un public élargi. Chez les 19-54 ans, n’y a-t-il pas trois groupes-cibles : la génération Y, les X et les baby-boomers?

Une personne de 54 ans a des valeurs différentes d’une personne de 44 ans qui elle a des valeurs différentes d’une personne de 34 ans qui elle n’a pas les mêmes valeurs qu’une personne de 24 ans. Et si vous pensez aux jeunes de 18-19 ans, bien là! Et en cette deuxième décennie du XXIe siècle, ces clientèles ont des habitudes médias très différentes l’une de l’autre.

Finalement, élargir le public pour accroître la portée auprès du plus grand nombre est un réflexe dont il faut se méfier. Ce réflexe est courant et trop répandu. Il ne sert que les médias. Ces derniers peuvent justifier n’importe quoi avec un public élargi. Il ne faut pas tomber dans ce piège si on peut faire autrement, et là Molson le peut sûrement.

Où est l’innovation?

L’innovation est le carburant de la marque. Molson mentionne vouloir parler de son liquide, de sa Ale. Il semble qu’il n’y en ait pas beaucoup des Ales au Québec. Alors qu’est-ce qu’on attend ?

La bière se vend de la même manière depuis des décennies. Il y a peu d’idées et de nouveaux concepts dans la manière de positionner et commercialiser de la bière.

Pourtant d’autres marques réussissent là où Molson n’a pas osée s’aventurer. Heineken, Fosters, Guinness… Ces marques vous disent quelque chose?

En ce qui concerne les idées ou les concepts pour vendre de la bière, en voici quelques-uns qui ont le mérite de se différencier :






Excusez cette dernière !!!



mardi 11 janvier 2011

Historique de la marque

Le mot «marque» est dérivé du vieux norrois brandr, qui signifie «brûler». Les producteurs avaient pour pratique de brûler leur marque sur leurs produits. 

Bien que lié à l'histoire des marques de commerce, les premiers exemples pourraient être considérés comme «protobrands», d’où la suite, beaucoup de marques naissent au 19e siècle avec l'avènement des produits emballés.

L’industrialisation permet le développement de la production d'articles ménagers tels que du savon non plus dans des collectivités locales mais dans des usines centralisées. Au moment de l'expédition de leurs articles, les usines appliquaient littéralement la marque de leur logo ou leurs insignes sur les fûts utilisés, étendant ainsi la notion de «marque» à celle des marques.

Bass & Company, le brasseur britannique, revendique que leur triangle rouge a constitué la première marque de commerce au monde. Lyle's Golden Syrup prétend la même chose ayant été nommée la plus ancienne marque de la Grande-Bretagne avec son emballage vert et or étant resté pratiquement inchangé depuis 1885.

N’en déplaise aux anglais, les bovins ont été marqués bien avant la bière et le syrop. Un Texan nommé Samuel Auguste Maverick a décidé de ne pas marquer ses bêtes comme le faisaient tous les éleveurs. Il pouvait ainsi réclamer toutes les bêtes qui ne portaient pas de marques, elles étaient donc considérées pour siennes, comme des « Maverick ». 

Même les signatures sur les peintures d'artistes célèbres tels que Leonardo da Vinci peuvent être considérées comme un outil de marque qui a été utilisé plus tôt.

Les usines établies au cours de la révolution industrielle, générant des marchandises produites en masse, avaient besoin de vendre leurs produits à un marché plus large, à une base de clients qui ne connaissaient que les produits locaux. Il est vite apparu qu'un ensemble générique de savon avait du mal à rivaliser avec les produits locaux. 

Les fabricants de produits emballés ont trouvé nécessaire de convaincre le marché que le public pouvait faire confiance à un produit non local. Soupe Campbell, Coca-Cola, la gomme Juicy Fruit, Aunt Jemima et Quaker Oats ont été parmi les premiers produits à être « de marque ». Dans un effort visant à accroître la familiarité des consommateurs avec leurs produits, de nombreuses marques de cette époque, tels que le riz Uncle Ben's et les céréales pour petit déjeuner Kellogg's ont adopté cette stratégie pour régler ce problème.

Vers 1900, James Walter Thompson a publié une annonce maison en expliquant la publicité de marque. Ce fut une explication rapide et commerciale de ce que nous savons maintenant à propos de l'image de marque. Les entreprises ont bientôt adopté des slogans, des mascottes et des jingles qui ont commencé à la radio et la télévision au début. 

Dans les années 1940, les fabricants ont commencé à reconnaître la façon dont les consommateurs développaient des relations avec leurs marques au sens social, psychologique ou anthropologique.

De là, les fabricants ont rapidement appris à construire l’identité de leur marque et sa personnalité (voir identité de marque et la personnalité de marque) comme la jeunesse, le plaisir ou le luxe. De là a commencé la pratique que nous connaissons aujourd'hui comme «marque», où les consommateurs achètent « la marque » au lieu du produit. 

Cette tendance s'est poursuivie dans les années 1980, et est maintenant identifiée dans des concepts tels que la valeur de marque et l'équité de marque. Naomi Klein a décrit cette évolution comme «manie de l’équité de marque » En 1988, par exemple, Philip Morris a acheté Kraft au ratio de six fois ce que l'entreprise valait aux livres ou sur papier. On a estimé que ce qu'ils ont réellement acheté était son nom de marque.

Le vendredi 2 avril 1993 est considéré par certains comme la mort de la marque Marlboro. Ce jour-là, Philip Morris a déclaré qu'elle allait baisser le prix des cigarettes Marlboro de 20% afin de concurrencer les cigarettes à rabais. La marque de cigarettes Marlboro était notoire à ce moment-là et réputée pour ses célèbres campagnes publicitaires et son image de marque.

En réponse à l'annonce de la baisse des prix des cigarettes de la marque, le cours des stocks ont plongé à Wall Street pour un grand nombre de « marques » des sociétés: Heinz, Coca Cola, et PepsiCo. Beaucoup ont pensé que l'événement a marqué le début d'une tendance à la "cécité des marques", remettant en cause le pouvoir de la «valeur de la marque».

Depuis ce temps, les marques n’ont pas cessé d’évoluer, de grandir et certaines, présentes partout sur la planète, ont vu leur valeur doubler. Les fusions et les acquisitions des dernières années témoignent de l’attrait inébranlable pour les marques fortes. Et avec cette valeur viennent les nouveaux défis du XXIe siècle.